Le gouvernement de la République démocratique du Congo hausse le ton face aux abus constatés sur les réseaux sociaux. Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondo Andali, a rappelé avec fermeté que le cyberespace congolais demeure soumis à l’autorité de la loi et ne saurait être considéré comme une « zone de non-droit ».

Dans une communication ferme, le ministère de la Justice a annoncé que des instructions ont été transmises aux procureurs généraux près les Cours d’Appel, aux procureurs de la République ainsi qu’aux auditeurs supérieurs des juridictions militaires afin d’engager des poursuites contre les auteurs d’infractions commises en ligne.
Selon le ministre, la liberté d’expression, garantie par la Constitution, ne doit pas être confondue avec la permissivité. Elle s’exerce dans le respect des lois de la République et des droits d’autrui.
📌 Les infractions dans le viseur
Les autorités judiciaires ciblent notamment :
La diffamation
La propagation de fausses informations
Le harcèlement
Les menaces
Les injures
L’incitation à la haine
Les atteintes à la vie privée et à la dignité
Ces comportements, de plus en plus fréquents sur les plateformes numériques, sont considérés comme susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la cohésion sociale.
Le message du gouvernement est clair : toute personne impliquée dans ces actes, qu’elle se trouve sur le territoire national ou à l’étranger, pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires conformément aux lois en vigueur.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une intensification des débats politiques et sociaux en ligne, où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la formation de l’opinion publique.
Si certains saluent une initiative visant à responsabiliser les utilisateurs du numérique, d’autres appellent à la vigilance afin que ces mesures ne portent pas atteinte aux libertés fondamentales.
Le gouvernement, pour sa part, affirme vouloir préserver l’ordre public tout en garantissant un usage responsable et éthique des plateformes numériques.
L’évolution de cette directive et son application concrète par les juridictions du pays seront scrutées de près dans les prochaines semaines.
Mike Kaniki
