Dans la nuit du 14 au 15 février, deux officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été interpellés au camp Badiadingi par le Conseil national de sécurité (CNS), selon des sources concordantes. Il s’agit du colonel Justin Ndoki, assistant du général Mundos, ainsi que de la lieutenant-colonel Mireille Kika, présentée comme ancienne compagne du général Amisi et aide de camp du général Mundos.
Les deux officiers sont soupçonnés de « connivence avec l’ennemi », dans un contexte de guerre persistante dans l’est du pays, marquée par les affrontements entre les FARDC et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), particulièrement dans la région du Nord-Kivu.
Aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur les éléments précis ayant conduit à ces arrestations. Toutefois, cette affaire intervient dans un climat de forte tension sécuritaire et de soupçons récurrents d’infiltration ou de fuites d’informations militaires sensibles au sein de l’appareil sécuritaire congolais.
Des sources sécuritaires indiquent que les investigations se poursuivent afin d’établir les responsabilités éventuelles et déterminer l’ampleur des faits reprochés aux deux officiers. Cette situation pourrait avoir des répercussions importantes au sein de la hiérarchie militaire, alors que le pays fait face à des défis majeurs sur le front oriental.
Mike Kaniki
