La République démocratique du Congo traverse l’un des moments les plus critiques de son histoire récente. À l’Est du pays, l’insécurité persiste, alimentée par l’activisme du groupe armé AFC/M23, largement présenté comme un sous-traitant du Rwanda. Dans ce contexte lourd et douloureux, certains comportements interpellent, choquent et ne peuvent être ignorés.
Depuis quelques jours, l’opinion nationale est troublée par les prises de parole jugées hostiles d’un ancien ambassadeur itinérant du Président de la République. Des propos tenus avec subtilité, mais dont le fond semble en contradiction flagrante avec les intérêts supérieurs de la Nation. Plus troublant encore, plusieurs pages connues pour leur proximité idéologique avec la rébellion AFC/M23 annoncent simultanément sa supposée arrivée à Goma ainsi que son intégration au sein de ce groupe armé.
Face à l’indignation générale, l’intéressé annonce une conférence de presse, prétendument pour « fixer l’opinion ». Cependant, de nombreuses sources estiment que cette sortie médiatique se fera hors du territoire national, probablement en Afrique du Sud. Un choix qui, loin de rassurer, alimente davantage les soupçons.
Le message attendu semble déjà écrit : nier toute appartenance à la rébellion et se présenter comme victime d’un malentendu ou d’une manipulation. Une stratégie de communication bien connue, déjà observée dans des précédents retentissants. Parler depuis l’étranger permet d’éviter la pression populaire, les interrogations directes et les exigences de vérité que seule la population congolaise est en droit de poser. Pendant ce temps, le travail se ferait en coulisses : communication à distance, conseils stratégiques, voire encadrement politique discret, à l’image de certains cas passés.
Dans un pays agressé, fragilisé mais toujours debout, ce genre de posture ne peut être pris à la légère. L’heure n’est ni à la naïveté ni à l’indifférence. Elle est à la vigilance collective, à l’unité nationale et à l’amour lucide de la patrie.
La RDC a trop souffert des trahisons internes pour se permettre d’ignorer les signaux faibles. L’histoire l’a toujours démontré : les masques finissent par tomber. Les traîtres, quels que soient leur rang ou leur ancien statut, sont tôt ou tard démasqués. Et jamais, au grand jamais, ils n’auront raison sur la Nation congolaise.
Restons vigilants. Serrons les rangs. Aimons le Congo sans naïveté.
Mike Kaniki
