La situation sécuritaire et humanitaire à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a franchi un nouveau seuil critique. Des hommes armés affiliés à l’AFC/M23, dirigée par Corneille Nangaa, ont pris le contrôle du centre principal des télécommunications de Vodacom RDC dans la ville.
Selon plusieurs sources locales concordantes, cette prise de contrôle a entraîné l’arrêt immédiat de toutes les opérations de l’opérateur télécom, notamment :
les appels téléphoniques,les SMS,l’internet mobile,ainsi que les services financiers M-Pesa.
Cette action a plongé Goma et plusieurs territoires environnants dans une coupure quasi totale des communications, rendant impossible tout contact avec la ville. Familles, services de secours, acteurs humanitaires et autorités locales se retrouvent dans l’incapacité de coordonner ou de communiquer.
Cette situation accentue la panique au sein de la population, déjà éprouvée par l’insécurité persistante et les déplacements forcés.
La neutralisation des télécommunications constitue un coup dur pour la vie quotidienne, mais aussi pour la gestion de la crise sécuritaire et humanitaire. Les services d’urgence, les hôpitaux, les ONG et les opérateurs économiques sont directement affectés.
Des sources indiquent que les responsables de l’AFC/M23 seraient sous forte tension, la situation sur le terrain devenant de plus en plus complexe et instable.
Cette nouvelle évolution confirme la gravité extrême de la situation à Goma, où les civils restent les premières victimes d’un conflit qui continue de s’intensifier. La coupure des télécommunications est perçue comme une stratégie de contrôle et d’isolement, suscitant de vives inquiétudes au niveau national et international.
Les regards restent tournés vers Goma, dans l’attente d’une réaction des autorités congolaises et de la communauté internationale face à cette escalade majeure.
Mike Kaniki
