Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi au communiqué publié le mardi 20 janvier 2026 par l’organisation Human Rights Watch (HRW), intitulé « DR Congo Civilians in South Kivu at Serious Risk », portant sur la dégradation de la situation sécuritaire dans la ville d’Uvira, province du Sud-Kivu, consécutive au retrait des éléments de l’AFC-M23.




Dans sa prise de position, l’Exécutif congolais affirme avoir pris connaissance de ce rapport, tout en soulignant que le retrait de cette coalition armée ne s’est pas opéré de manière responsable. Selon le gouvernement, ce départ a été marqué par un désordre prémédité, s’apparentant à un chaos sciemment organisé, ayant gravement affecté les populations civiles.
Les autorités estiment que les conséquences de ce retrait désorganisé sont lourdes sur le plan humanitaire. En effet, les déplacements forcés de populations, provoqués par l’insécurité persistante, exposent les civils à des situations d’errance prolongée, les rendant particulièrement vulnérables à des risques accrus pour leur sécurité, leur dignité et leur accès aux services de base.
Face à cette situation, le gouvernement congolais rappelle que la protection des populations civiles demeure une obligation fondamentale de l’État. Il réaffirme son engagement à assurer la sécurité de tous les citoyens congolais, sans aucune distinction, y compris les populations banyamulenge, souvent citées dans le contexte des tensions communautaires dans l’Est du pays.
Tout en prenant acte des préoccupations exprimées par Human Rights Watch, Kinshasa insiste sur la responsabilité des groupes armés dans la déstabilisation des zones qu’ils occupent ou quittent, et réitère sa détermination à restaurer l’autorité de l’État, la paix et la sécurité durable dans la province du Sud-Kivu.
Mike Kaniki
