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RDC : plusieurs hauts gradés transférés à la prison militaire de Ndolo après six mois d’auditions du Conseil National de Cyberdéfense

Un tournant majeur vient d’être enregistré dans une affaire sécuritaire d’une extrême gravité en République démocratique du Congo. À l’issue de six mois d’auditions approfondies, menées par les experts du Conseil National de Cyberdéfense (CNC), plusieurs officiers supérieurs des Forces armées ainsi que des civils ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, sur décision des autorités compétentes.

Selon les informations rendues publiques, ces auditions auraient permis de réunir des éléments de preuve jugés solides à charge des personnes mises en cause, dans un dossier impliquant des faits susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’État et à l’autorité des institutions de la République.

Liste des personnes concernées

Les personnalités transférées à la prison militaire de Ndolo sont :

Lieutenant-Général Buamunda Ntumba

Général-Major Ndaywel Okura Christian

Général de brigade Katende Batubadila Benjamin

Général de brigade Longondjo Lobandji Antoine, alias Lolo

Colonel Boele Bagolome Jules

Major Embole Ngondili Jean Lambert

Lieutenant-colonel Ada Sebakungu

Maître Kabeya Mbuyi Jean Marcel

Safari Bigarura John

Mbu-Letang John

Ces derniers sont désormais à la disposition de la justice militaire, appelée à se prononcer sur les faits qui leur sont reprochés.

Les mis en cause sont poursuivis pour une série d’infractions prévues et punies par le Code pénal ordinaire, le Code pénal militaire ainsi que le Code du numérique, notamment :

Association de malfaiteurs (articles 156 à 158 du Code pénal, Livre II)

Complot contre le Chef de l’État (article 194 du Code pénal, Livre II)

Tentative d’assassinat (articles 43, 44 et 45 du Code pénal, Livre II)

Trahison par entretien d’intelligences avec une puissance étrangère (article 128, point 3 du Code pénal militaire)

Violation des consignes militaires (article 113 du Code pénal militaire)

Clientélisme (article 197 du Code pénal militaire)

Diffusion ou relais de fausses informations via les réseaux sociaux (article 360 du Code du numérique)

Offense envers le Chef de l’État (article 1er de l’ordonnance-loi n°300 du 16 décembre 1963)

Incitation à s’armer contre l’autorité de l’État (article 142 du Code pénal militaire)

Tribalisme (article 1er de l’ordonnance-loi n°66-342 du 7 juin 1966)

Cette affaire intervient dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment à l’Est du pays, et par la volonté affichée des autorités de renforcer la discipline, la loyauté et la cohésion au sein des forces de défense et de sécurité.

Pour plusieurs observateurs, l’implication du Conseil National de Cyberdéfense souligne également l’importance croissante du cyberespace, des réseaux sociaux et de la guerre informationnelle dans les menaces contemporaines pesant sur la stabilité de l’État congolais.

Tout en soulignant la gravité des faits reprochés, les autorités rappellent que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence, principe fondamental de l’État de droit, jusqu’à l’issue des procédures judiciaires en cours.

Les prochains jours devraient être déterminants, avec l’ouverture attendue des audiences devant les juridictions militaires compétentes, lesquelles auront la lourde responsabilité de faire toute la lumière sur cette affaire aux implications politiques, militaires et sécuritaires majeures.

Mike Kaniki