Me Paul Ramazani, fils d’Emmanuel Ramazani Shadary, a été interpellé dans la soirée du mercredi 17 décembre 2025 à Kinshasa, selon des sources concordantes. L’arrestation serait intervenue aux environs de 22 heures, dans des circonstances qui demeurent, à ce stade, peu claires.
Aucune communication officielle n’a encore été faite concernant l’identité des agents ayant procédé à cette interpellation, le service de sécurité impliqué, ni le lieu exact de détention de l’avocat. Ce silence alimente les interrogations au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Cette interpellation survient moins de 48 heures après l’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, figure du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018. Proche de l’ancien président Joseph Kabila, actuellement en exil, Emmanuel Shadary est désormais considéré comme un opposant politique au régime en place.
Plus tôt dans la journée de mercredi, l’épouse d’Emmanuel Ramazani Shadary avait manifesté devant l’ambassade des États-Unis à Kinshasa pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire de son mari. Elle a également exprimé ses inquiétudes quant à l’état de santé jugé fragile de ce dernier, appelant à une intervention de la communauté internationale.
L’enchaînement rapide de ces deux arrestations, touchant un responsable politique de premier plan et son fils, suscite de nombreuses réactions et relance le débat sur le respect des droits humains et des libertés publiques en République démocratique du Congo. En attendant une prise de position officielle des autorités compétentes, l’opinion reste dans l’expectative quant aux motivations réelles et au cadre légal de ces interpellations.
Mike Kaniki
