Le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) a célébré, mercredi à Kinshasa, ses cinq années d’existence au cours d’un point de presse à travers son DG LAURENT MUNZEMBA a marqué par une rétrospective sur les motivations ayant conduit à sa création et les enjeux liés à l’entrepreneuriat national.
Dans son mot d’introduction, le directeur général du FOGEC, Laurent Munzemba, a rappelé que l’idée de créer cet établissement public est née de la nécessité d’encourager la création d’entreprises par les Congolais eux-mêmes. Selon lui, l’entrepreneuriat constitue un pilier essentiel pour le développement économique du pays, mais il se heurte depuis longtemps à un obstacle majeur : l’accès au financement.
« Pour créer une entreprise, il faut du financement. Or, l’accès à ce financement suppose la disponibilité d’un partenaire financier capable d’accompagner l’entrepreneur, soit sous forme de crédit, soit par une prise de participation. Cela pose immédiatement la question de la garantie », a expliqué Laurent Munzemba.
Il a souligné que de nombreux entrepreneurs congolais éprouvaient d’énormes difficultés à obtenir des financements auprès des institutions financières, faute de garanties suffisantes. Une situation qui freinait l’initiative privée et limitait l’essor des petites et moyennes entreprises, pourtant essentielles à la création d’emplois et à la croissance économique.
Face à ce constat, a-t-il poursuivi, le chef de l’État, dès son accession au pouvoir, a pris la mesure de ce problème structurel et estimé qu’il était impératif d’y apporter une solution durable. C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de mettre en place un mécanisme public de garantie, capable de rassurer les institutions financières et de faciliter l’accès des entrepreneurs congolais au crédit.
« Pour résoudre ce problème, il fallait créer un fonds de garantie. C’est ainsi qu’a été créé le FOGEC », a précisé le directeur général.
Cinq ans après sa mise en place, le FOGEC se positionne comme un instrument clé de la politique nationale de promotion de l’entrepreneuriat. À travers ses mécanismes de garantie, il vise à réduire le risque pour les banques et à ouvrir davantage de portes aux porteurs de projets congolais, contribuant ainsi à la dynamisation du tissu économique national.
Cette commémoration des cinq ans d’existence du FOGEC a également été l’occasion de réaffirmer l’engagement des autorités à poursuivre les efforts en faveur de l’entrepreneuriat local, considéré comme un moteur incontournable du développement durable en République démocratique du Congo.
Mike Kaniki
