Les propos du Président de la République sur l’état de l’armée ont été volontairement déformés par ceux qui ont intérêt à entretenir la confusion. En 2015, les faits sont clairs : un budget de la défense marginal, autour de 2 à 3 % du budget national, parmi les plus faibles de la région ; des soldes irrégulières ; des militaires sans prise en charge médicale ; des camps délabrés. Ce n’est pas un débat, c’est un constat.
L’armée congolaise n’a pas été faible par nature, elle a été affaiblie par des décennies de mauvaise gouvernance et de corruption. On a laissé des soldats mal équipés, des camps à l’abandon et des familles de militaires livrées à elles-mêmes. C’est cette réalité que le Président a décrite, pas la valeur du soldat congolais.
Depuis 2019, l’État a engagé une rupture : augmentation significative des crédits de défense, assainissement progressif des effectifs, régularisation relative des soldes. Tout n’est pas réglé, mais la trajectoire a changé.
On ne reconstruit pas une armée sur le déni. On ne protège pas la Nation en falsifiant l’histoire.
La vérité ne fragilise pas la République : elle la met debout.
