Une nouvelle polémique secoue le secteur sociopolitique congolais. Manix Iyenda, figure connue pour ses prises de position tranchées, s’est attaqué frontalement au ministère de la Jeunesse et à sa titulaire, Son Excellence Madame Grace Kutino, mettant en doute l’utilité même de ce portefeuille au sein du gouvernement.
Dans une déclaration virulente, Iyenda a qualifié le ministère de la Jeunesse de « ministère inutile », estimant que les problèmes de la jeunesse congolaise sont déjà pris en charge par d’autres ministères sectoriels.
Pour Manix Iyenda, aucune problématique majeure touchant les jeunes ne trouverait réellement de solution dans ce ministère :
Emploi des jeunes : géré par le ministère de l’Emploi ;Formation des jeunes : relève du ministère de la Formation professionnelle ;Éducation des jeunes : compétence du ministère de l’Enseignement ;Santé des jeunes : confiée au ministère de la Santé ;Entrepreneuriat des jeunes : dépend du ministère des PME et de l’Entrepreneuriat.
Face à cette répartition des compétences, il se demande :
« Quel est le problème spécifique des jeunes que le Ministère de la Jeunesse peut résoudre ? »
Selon lui, ce portefeuille serait devenu purement symbolique et dépourvu d’un mandat concret permettant de répondre aux priorités pressantes de la jeunesse congolaise.
La critique de Manix Iyenda ne s’est pas limitée à l’institution elle-même. Il s’est aussi attaqué à sa dirigeante, la ministre Grace Kutino, laissant entendre qu’elle ne pourrait pas apporter de changement significatif.
« Vous avez Grace Kutino à la tête de ce ministère inutile… Alors, n’attendez rien ! », a-t-il lancé, en remettant en cause la capacité de la ministre à faire évoluer le secteur.
Dans sa sortie médiatique, Manix Iyenda a également proposé une approche différente : selon lui, le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) suffirait largement comme structure de plaidoyer pour représenter les intérêts des jeunes au niveau institutionnel.
Il estime que ce cadre consultatif pourrait jouer le rôle de porte-voix sans la nécessité d’un ministère dédié.
Les déclarations d’Iyenda font déjà réagir plusieurs acteurs du monde associatif et politique. Certains y voient une critique légitime de la dispersion des compétences gouvernementales, tandis que d’autres pointent une attaque injustifiée contre une ministre récemment nommée et encore en phase de mise en place de sa vision.
Ce débat relance en tout cas la question de la restructuration des institutions dédiées à la jeunesse, dans un pays où elle représente plus de 60 % de la population et où les défis — chômage, formation, encadrement, opportunités économiques — demeurent considérables.
Mike Kaniki
