Le monde de la musique pleure la disparition de Jimmy Cliff, icône planétaire du reggae, décédé lundi à l’âge de 81 ans. La triste nouvelle a été annoncée par son épouse, Latifa Chambers, dans une publication sur son compte Instagram consulté par Newtimenews.info
Dans son message empreint d’émotion, l’épouse de l’artiste a révélé que Jimmy Cliff est mort « des suites d’une crise d’épilepsie suivie d’une pneumonie ». Elle a également adressé un message poignant aux millions de fans du chanteur à travers le monde :
« À tous ses fans à travers le monde, sachez que votre soutien a été sa force durant toute sa carrière. Il appréciait sincèrement chacun d’entre eux pour leur amour. (…) Jimmy, mon amour, repose en paix. »
Figure majeure de la musique jamaïcaine, Jimmy Cliff, de son vrai nom James Chambers, laisse derrière lui un héritage immense. Interprète de classiques intemporels tels que “The Harder They Come”, “Many Rivers to Cross” ou encore “You Can Get It If You Really Want”, il fut l’un des pionniers ayant contribué à l’internationalisation du reggae bien avant l’explosion mondiale du mouvement menée par Bob Marley.
La République démocratique du Congo perd également un ami de longue date. En 1987, Jimmy Cliff avait collaboré avec le célèbre guitariste congolais Félix Manuaku Waku, cofondateur du groupe Zaiko Langa Langa. Leur rencontre à Kinshasa avait marqué les esprits, mêlant rythmes reggae et sonorités congolaises dans une fusion artistique saluée par les mélomanes.
Cette collaboration reste encore aujourd’hui un symbole du dialogue culturel entre la Jamaïque et la RDC, deux nations profondément marquées par la musique et la créativité artistique.
Avec plus de cinq décennies de carrière, Jimmy Cliff laisse une empreinte indélébile dans l’histoire de la musique mondiale. Artiste engagé, compositeur talentueux et voix emblématique, il a inspiré des générations entières de musiciens et continue d’influencer la scène reggae contemporaine.
Sa disparition constitue une perte immense pour l’industrie musicale, mais son œuvre perdurera comme un trésor universel.
Mike Kaniki
