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RDC : Première victoire diplomatique dans la reconnaissance du génocide congolais — Samuel Mbemba Tanda salue une avancée historique

Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Tanda, a annoncé ce lundi une avancée majeure dans la lutte pour la reconnaissance du génocide commis contre le peuple congolais à l’Est de la République Démocratique du Congo. Lors d’une conférence de presse tenue dans son cabinet de travail, le ministre a salué la résolution historique adoptée par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), qui condamne fermement les crimes internationaux commis sur le territoire congolais depuis 1997, et reconnaît la nature génocidaire de ces violences.

Adoptée le 30 octobre 2025 à Banjul, cette résolution — CADHP/Res.643 (LXXV) 2025 — marque un tournant décisif. Elle reconnaît officiellement au niveau du continent africain que des actes de génocide ont été perpétrés en RDC, notamment par des forces venues du Rwanda et d’autres acteurs étatiques et non-étatiques.

Pour le ministre Mbemba Tanda, il s’agit d’une « première victoire du peuple congolais » dans un combat de longue haleine, engagé depuis plusieurs années par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et soutenu par le gouvernement congolais, les institutions nationales, ainsi que de nombreuses organisations de la société civile. « Les résultats commencent à tomber. L’Afrique reconnaît désormais ce que les Congolais dénoncent depuis près de trois décennies : un génocide planifié contre notre peuple. Mais le combat doit continuer jusqu’à la reconnaissance universelle », a affirmé le ministre.

La résolution de la CADHP ne se limite pas à une simple condamnation symbolique. Elle demande l’ouverture d’une audience spécifique sur la situation en RDC afin d’élaborer un processus de justice efficace et d’assurer la reddition des comptes pour les auteurs de ces crimes.
Elle exhorte également le gouvernement congolais à poursuivre ses efforts pour protéger les populations, engager des enquêtes judiciaires, et appliquer les principes de justice transitionnelle, notamment le droit à la vérité, le droit à la réparation et les garanties de non-répétition.

Le ministre Mbemba Tanda a salué le travail du Comité scientifique mis en place pour documenter les crimes commis à l’Est du pays, en collaboration avec le Fonds National des Réparations (FONAREV) et la Commission Interinstitutionnelle d’aide aux victimes (CIAVAR).
Selon lui, les éléments rassemblés par ces instances nationales constituent désormais une base solide que l’État congolais continuera d’utiliser « dans toutes les démarches diplomatiques et juridiques internationales pour que le monde entier reconnaisse le génocide congolais ».

Cette reconnaissance africaine n’est qu’une étape. Nous irons plus loin. Le monde doit savoir, et le monde doit agir », a ajouté le ministre, promettant que la RDC « ne se taira plus face à l’impunité ». A promit samuel mbemba

C’est la première fois qu’un organe officiel de l’Union Africaine parle clairement de « génocide commis en République Démocratique du Congo », s’appuyant notamment sur les conclusions du Rapport Mapping des Nations Unies (2010), qui évoquait déjà des éléments accablants de planification génocidaire.

Cette décision ouvre la voie à une future reconnaissance internationale du génocide congolais et à d’éventuelles poursuites contre les responsables identifiés dans les rapports de l’ONU et de la Commission africaine.

En conclusion, le ministre des Droits humains a appelé les Congolais à rester unis et mobilisés derrière ce combat de vérité et de justice :<> a déclaré le ministre des droits humains samuel mbemba