Kinshasa, 6 novembre 2025 – New Time News. Le conflit armé persistant dans l’Est de la RDC continue d’imposer une forte pression sur les finances publiques, selon le dernier rapport de mission du FMI. Organisée du 22 octobre au 5 novembre 2025 au Haut-Katanga et à Kinshasa, cette mission a examiné les composantes du budget national et leur capacité à absorber les coûts exceptionnels liés à la sécurité. Selon le rapport, le gouvernement congolais a réussi à limiter les effets financiers négatifs grâce à des économies ciblées sur le train de vie de l’État et une repriorisation des investissements publics.

« Le conflit armé dans la partie Est de la RDC continue d’exercer des pressions importantes sur les finances publiques… Ces pressions ont été partiellement compensées par des économies… et grâce à la re-priorisation des dépenses d’investissement », a déclaré Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI pour la RDC.
En pratique, les mesures incluent la réduction de certaines dépenses de fonctionnement non prioritaires, la suppression progressive des subventions aux carburants dans le secteur minier et un renforcement de la traçabilité des recettes.
Sur le plan opérationnel, cela signifie que l’État doit faire plus avec moins, tout en maintenant ses engagements dans la sécurité, l’éducation et la santé.
Les ONG locales saluent la discipline budgétaire affichée, mais préviennent que « la réduction des dépenses ne doit pas se faire au détriment des fonctions de base de l’État ».
Avec la loi de finances 2026 en préparation, l’enjeu est de traduire ces recommandations en actions concrètes, dans un contexte où la paix demeure fragile et les défis énormes.

Salvatrice Kaloni
