Addis-Abeba / Paris, 6 novembre 2025 – New Time News. Un vent de réforme souffle sur les institutions financières internationales. Depuis la dernière réunion du Fonds monétaire africain à Addis-Abeba, les dirigeants de plusieurs pays du continent plaident pour une réorganisation profonde du système financier mondial, estimant que les règles actuelles “étouffent” les économies africaines.

Au cœur du débat : la création d’une plateforme africaine de compensation monétaire, destinée à réduire la dépendance vis-à-vis du dollar et de l’euro dans les transactions intra-africaines.
Le gouverneur de la Banque Centrale du Nigéria, Yemi Cardoso, a été direct :

“Il est temps que nos devises travaillent pour nous. L’Afrique ne peut pas se développer avec un système monétaire conçu pour d’autres.”
Cette ambition fait écho à une tendance mondiale : celle du rééquilibrage financier post-crises, marquée par la montée du yuan, l’émergence du BRICS+ et la recherche d’alternatives aux institutions dominées par l’Occident.
De leur côté, les experts du FMI observent avec prudence cette dynamique africaine. Selon un rapport confidentiel consulté par New Time News, plusieurs puissances occidentales s’inquiètent d’un “basculement d’influence vers l’Afrique subsaharienne”, où la croissance économique moyenne reste supérieure à 4 %.
Le projet, encore embryonnaire, pourrait transformer la donne : créer une banque centrale africaine fédératrice, adossée à des réserves régionales. Un rêve d’indépendance monétaire qui, pour la première fois depuis des décennies, semble à portée de main.
Salvatrice Kaloni
