EST DE LA RDC — Le conflit prolongé dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu exacerbe une crise sanitaire sévère : selon le Comité international de la Croix‑Rouge (CICR), près de 91 % des centres de santé dans ces zones ont accueilli plus de 5 000 personnes déplacées depuis le début de 2025, et beaucoup de patients n’accèdent même plus aux soins de base.
Un médecin basé à Bukavu déclare : « Nous devons payer le transport, les frais cachés à chaque contrôle de groupe armé… beaucoup restent à la maison malgré des maladies graves. »
Les violences, déplacements, insécurité et affaiblissements institutionnels dans l’Est de la RDC fragilisent l’accès à la santé. Les civils ont perdu des moyens économiques, les centres sont surchargés, les médicaments essentiels sont en rupture et le transport vers les soins coûteux. 

Conséquences
• Risque accru de mortalité évitable pour les enfants, les femmes enceintes, les personnes vulnérables.
• Perte de confiance dans les services de santé et renforcement de la médecine informelle.
• Impact sur la productivité, le bien-être familial et le développement local.
Salvatrice Kaloni
