KINSHASA / EST DE LA RDC — Les dernières mesures de qualité de l’air montrent que Kinshasa a dépassé des seuils considérés « malsains » pour la population générale, avec un indice AQI dépassant les 200 lors de pics en octobre 2025. Cette pollution urbaine, liée à l’usage massif de combustibles de cuisson, aux émissions des véhicules et à des rejets industriels, crée un risque accru pour les enfants, les personnes âgées et les patients chroniques. Les autorités sanitaires locales appellent à des mesures immédiates de réduction des émissions et de sensibilisation.

Parallèlement, une crise sanitaire aiguë affecte l’Est du pays : d’après le Comité international de la Croix-Rouge et des rapports humanitaires, de nombreux centres de santé sont débordés et l’accès aux soins de base est gravement limité en raison des violences et des déplacements massifs. Les soignants témoignent de ruptures de stock de médicaments essentiels, de problèmes d’acheminement et de menaces sur la sécurité des patients et du personnel médical. « Nous avons des malades qui ne viennent pas car les routes sont dangereuses », confie un médecin local. 
Les conséquences sont concrètes : hausse des maladies respiratoires en milieu urbain, aggravation des pathologies évitables dans l’Est, et fragilisation des structures de santé. Les organisations internationales demandent un renforcement urgent de l’appui logistique, financier et en personnel pour éviter une crise sanitaire plus large. Les spécialistes soulignent aussi la nécessité d’intégrer actions de santé et politiques environnementales (réduction des combustibles solides, transport propre) pour apporter des solutions durables.
Salvatrice Kaloni
