SAN FRANCISCO – Le géant technologique Google a annoncé le 22 octobre 2025 le développement d’un algorithme quantique baptisé « Quantum Echoes », capable de fonctionner sur ses puces quantiques et promettant des vitesses jusqu’à 13 000 fois supérieures aux meilleurs algorithmes classiques sur super-ordinateurs.
L’algorithme fonctionne avec le processeur quantique Willow de Google, qui avait déjà suscité l’intérêt pour sa capacité à réduire les erreurs des « qubits ».
Selon les ingénieurs de Google, Quantum Echoes est non seulement plus rapide mais aussi « vérifiable » ce qui signifie que ses résultats peuvent être contrôlés par d’autres systèmes quantiques ou expérimentaux. Les applications visées : envisager la simulation de structures moléculaires complexes (utile en découverte de médicaments), la recherche de nouveaux matériaux, et la création de nouveaux ensembles de données pour l’intelligence artificielle.
L’informatique quantique est considérée comme un horizon majeur de l’innovation technologique : elle promet de résoudre des problèmes irrésolus par l’informatique classique.
Un tel saut de performance (13 000×) pourrait transformer des secteurs entiers : chimie, médecine, climat, logistique…
Cela renouvelle également la compétition géopolitique autour de la science et de la technologie : les puissances cherchent à devancer en matière de matériel quantique, d’algorithmes et d’écosystèmes.
Les questions de fiabilité, d’évolutivité et de coûts demeurent : l’algorithme est une percée, mais la généralisation à large échelle reste à démontrer.
Le rapport de l’OCDE sur la science, la technologie et l’innovation (STI Outlook 2025) sera publié le 28 octobre 2025. Il pourrait donner des indications sur la stratégie mondiale de diffusion de ces technologies.
L’Afrique et les pays en développement devront suivre de près : l’accès aux technologies quantiques pourrait creuser les écarts ou créer de nouvelles opportunités selon les politiques adoptées.
Salvatrice Kaloni
