Paris, 22 octobre 2025 (New Time News) – C’est une première historique dans la Ve République : l’ancien président de la République française Nicolas Sarkozy a débuté mardi sa peine de cinq ans de prison ferme après sa condamnation pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Reuters+2Le Monde.fr+2
Le chef de l’État de 2007 à 2012 est arrivé à la prison de la Santé à Paris accompagné de son épouse Carla Bruni, sous les ovations d’un groupe de partisans. « Ce n’est pas un ancien président de la République qui entre en prison ce matin, c’est un innocent », a-t-il déclaré sur le réseau X avant son incarcération. Reuters
Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, deux policiers seront affectés en permanence à ses côtés, logés dans des cellules voisines, tandis que Sarkozy sera placé dans un quartier d’isolement : une double mesure de protection et de séparation inhabituelle pour un ancien chef d’État. Reuters+1
L’affaire remonte à un prétendu pacte passé entre Bruxelles, Paris et Tripoli, selon lequel la Libye de Mouammar Kadhafi aurait financé la campagne de Sarkozy en échange d’engagements diplomatiques français. Le jugement de septembre 2025 a reconnu la culpabilité de l’ancien président sans établir qu’il avait lui-même touché directement les fonds. Le Monde.fr+1
Au-delà de la symbolique lourde jamais un président français post-Seconde Guerre mondiale n’avait été emprisonné cette incarcération soulève des questions majeures : sur l’impartialité de la justice envers les grandes figures politiques, sur la séparation des pouvoirs et sur la recomposition de la droite française. Certains alliés de Sarkozy parlent de « politisation de la justice », alors que le gouvernement assure que « la loi s’applique à tous, sans exception ».
Salvatrice Kaloni
