Paris, 20 octobre 2025 (New Time News) — Le gouvernement français fait face à l’un de ses plus grands défis institutionnels depuis le début du quinquennat : l’adoption du budget 2026 semble compromise, faute de majorité stable à l’Assemblée nationale.
Selon plusieurs sources proches de Bercy, la Première ministre serait contrainte d’envisager un nouveau recours à l’article 49.3 pour faire passer le texte sans vote, une manœuvre politique risquée dans un climat de tension croissante.

Le projet de budget, présenté comme un plan de « rigueur responsable », prévoit une réduction de 20 milliards d’euros des dépenses publiques, notamment dans les aides énergétiques et les subventions aux collectivités locales. Mais les partis d’opposition dénoncent un « budget d’austérité déguisé », tandis que plusieurs syndicats appellent déjà à une mobilisation nationale la semaine prochaine.
À droite, Les Républicains demandent des garanties sur la dette publique ; à gauche, la NUPES réclame des investissements massifs dans la santé et l’éducation. « Le pays ne peut pas être gouverné à coups de 49.3. Il faut un vrai débat démocratique », a déclaré le député socialiste Boris Vallaud.
La Commission européenne suit de près la situation, craignant un dérapage budgétaire qui fragiliserait l’économie de la zone euro. Pour Emmanuel Macron, qui cherche à rétablir la confiance des marchés, ce budget est un test politique majeur. Un rejet du texte ou une motion de censure pourrait provoquer une crise institutionnelle inédite depuis 1995.
Salvatrice Kaloni
