Le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire et l’entreprise suisse Mole Group ont conclu, le 30 septembre, un partenariat public-privé (PPP) pour le lancement officiel du Parc Agro-Industriel (PAI) de Mbanza-Ngungu, dans le Kongo Central.
Ce projet de grande envergure, estimé à 1 milliard de dollars, avait été annoncé en septembre 2024. Sa phase de construction devrait débuter à l’été 2026, pour une durée prévisionnelle de quatre ans, selon le média local Infos27.
Implanté sur un domaine de 105 000 hectares, dont 85 000 exploitables, le parc ambitionne de valoriser des cultures stratégiques comme le manioc, le maïs, le blé, le riz et la canne à sucre. Objectif affiché : produire près de 700 000 tonnes de denrées alimentaires transformées par an, incluant farine de blé, sucre, riz usiné, farine de maïs et de manioc.
Au-delà de son impact productif, le PAI de Mbanza-Ngungu se veut une réponse au déficit alimentaire du pays et à sa forte dépendance vis-à-vis des importations.
D’après la Banque centrale du Congo (BCC), la facture des importations de denrées alimentaires s’est établie en moyenne à 1,79 milliard de dollars entre 2019 et 2023.
« Nous créons plus de 20 000 emplois directs et indirects et posons les bases d’une transformation agricole durable capable de générer des revenus pour les populations locales tout en renforçant la souveraineté alimentaire de la RDC », a affirmé Gandi Mole, directeur général de Mole Group.
Au-delà de ses retombées économiques et sociales, ce projet pourrait servir de modèle pour attirer de nouveaux investisseurs privés dans un secteur agricole qui demeure sous-exploité. La RDC dispose en effet de 80 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 10 % sont actuellement cultivés.
Avec ce partenariat, Kinshasa espère enclencher une dynamique de modernisation agricole, condition essentielle pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et diversifier son économie.
