L’Iran affirme avoir franchi une nouvelle étape dans l’enrichissement d’uranium, alimentant les craintes d’une escalade au Moyen-Orient. Cette annonce intervient alors que les négociations sur l’accord nucléaire de 2015 sont au point mort et que les tensions régionales atteignent un niveau critique.
Téhéran, 23 septembre 2025.
Dans une déclaration télévisée, le président iranien Ebrahim Raïssi a annoncé que son pays avait atteint un niveau d’enrichissement d’uranium de 90 %, un seuil proche de celui requis pour la fabrication d’armes nucléaires.
« L’Iran défendra son droit souverain à l’énergie nucléaire pacifique et ne cédera pas face aux pressions étrangères », a affirmé Raïssi devant le Parlement.
Cette annonce a immédiatement suscité une vague de réactions internationales, ravivant le spectre d’une course à l’armement au Moyen-Orient.
Signé en 2015, le Plan d’action global commun (JCPOA) visait à limiter le programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions internationales.
Mais depuis le retrait des États-Unis en 2018 sous l’administration Trump, l’accord est en lambeaux.
Les tentatives de relance menées par l’Union européenne ont échoué, notamment à cause des désaccords sur la levée des sanctions et sur les activités militaires iraniennes dans la région.
Aujourd’hui, l’annonce de Téhéran semble enterrer définitivement toute perspective de retour à l’accord initial.
« L’Iran veut désormais se positionner comme une puissance incontournable, quitte à franchir les lignes rouges fixées par la communauté internationale », analyse Farid Ben Salem, expert en relations internationales au CNRS.
Les États-Unis ont convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour discuter des implications de cette avancée.
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a dénoncé une « provocation dangereuse » et averti que Washington « n’exclut aucune option » pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.
De son côté, l’Union européenne a appelé à la désescalade, tout en réaffirmant son attachement à une solution diplomatique.
La Russie et la Chine, alliées de Téhéran, ont critiqué ce qu’elles considèrent comme une « campagne occidentale de diabolisation ».
Cette annonce survient dans un climat déjà tendu au Moyen-Orient.
Ces dernières semaines, des attaques attribuées à des milices pro-iraniennes ont visé des bases militaires américaines en Irak et en Syrie.
En parallèle, Israël multiplie les déclarations affirmant qu’il ne laissera jamais l’Iran accéder à l’arme nucléaire.
« Nous avons le droit et le devoir de protéger notre pays par tous les moyens nécessaires », a déclaré Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, laissant planer la menace d’une opération militaire préventive.
Plusieurs pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont exprimé leur inquiétude et renforcé leurs dispositifs de défense aérienne.
Cette montée des tensions intervient à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
La question iranienne devrait dominer les débats, aux côtés des dossiers ukrainien et palestinien.
La Russie et la Chine, alliées de Téhéran, ont critiqué ce qu’elles considèrent comme une « campagne occidentale de diabolisation ».
Cette annonce survient dans un climat déjà tendu au Moyen-Orient.
Ces dernières semaines, des attaques attribuées à des milices pro-iraniennes ont visé des bases militaires américaines en Irak et en Syrie.
En parallèle, Israël multiplie les déclarations affirmant qu’il ne laissera jamais l’Iran accéder à l’arme nucléaire.
« Nous avons le droit et le devoir de protéger notre pays par tous les moyens nécessaires », a déclaré Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, laissant planer la menace d’une opération militaire préventive.
Plusieurs pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont exprimé leur inquiétude et renforcé leurs dispositifs de défense aérienne.
Cette montée des tensions intervient à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
La question iranienne devrait dominer les débats, aux côtés des dossiers ukrainien et palestinien.
Plusieurs observateurs estiment que les prochains jours seront décisifs pour éviter une escalade militaire dans la région. « Nous sommes à un point de bascule. Une mauvaise décision pourrait déclencher un conflit majeur impliquant plusieurs puissances régionales et internationales », avertit Dr. Leila Haddad, chercheuse au Centre d’études stratégiques de Genève.
