Dans une décision qui marque un tournant diplomatique, plusieurs pays européens, dont l’Espagne et l’Irlande, ont officiellement reconnu l’État de Palestine le 22 septembre. Cette reconnaissance renforce la légitimité internationale de la cause palestinienne mais attise les tensions avec Israël et ses alliés.
Ramallah, 23 septembre 2025.
La cause palestinienne vient de connaître une avancée diplomatique majeure.
Lors d’une conférence conjointe à Bruxelles, l’Espagne, l’Irlande, la Norvège et la Slovénie ont annoncé la reconnaissance officielle de l’État de Palestine, portant à 147 le nombre total de pays ayant franchi ce pas au sein des Nations unies.
Cette décision, saluée par l’Autorité palestinienne comme une « victoire historique », survient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences à Gaza et en Cisjordanie.
« C’est un jour de justice et d’espoir. Cette reconnaissance rapproche notre peuple d’un avenir de liberté et de paix », a déclaré Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, lors d’une allocution télévisée depuis Ramallah.
Israël a vivement réagi, dénonçant une « trahison » et rappelant ses ambassadeurs dans les pays concernés.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accusé ces États européens de « récompenser le terrorisme », faisant référence aux récents affrontements ayant causé la mort de plusieurs soldats israéliens dans la bande de Gaza.
« Cette reconnaissance unilatérale ne rapproche pas la paix, elle l’éloigne », a déclaré Netanyahou lors d’une session spéciale de la Knesset.
« Elle envoie un message dangereux aux organisations terroristes comme le Hamas. »
De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé des sanctions diplomatiques, notamment la suspension de plusieurs accords bilatéraux avec l’Espagne et l’Irlande.
Cette décision a mis en lumière les divisions persistantes au sein de l’Union européenne.
Alors que plusieurs pays, comme la France et l’Allemagne, ont appelé à la prudence et à la reprise des négociations directes entre Israël et la Palestine, d’autres États membres ont exprimé leur soutien enthousiaste à la reconnaissance.
Israël a vivement réagi, dénonçant une « trahison » et rappelant ses ambassadeurs dans les pays concernés.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accusé ces États européens de « récompenser le terrorisme », faisant référence aux récents affrontements ayant causé la mort de plusieurs soldats israéliens dans la bande de Gaza.
« Cette reconnaissance unilatérale ne rapproche pas la paix, elle l’éloigne », a déclaré Netanyahou lors d’une session spéciale de la Knesset.
« Elle envoie un message dangereux aux organisations terroristes comme le Hamas. »
De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé des sanctions diplomatiques, notamment la suspension de plusieurs accords bilatéraux avec l’Espagne et l’Irlande.
Cette décision a mis en lumière les divisions persistantes au sein de l’Union européenne.
Alors que plusieurs pays, comme la France et l’Allemagne, ont appelé à la prudence et à la reprise des négociations directes entre Israël et la Palestine, d’autres États membres ont exprimé leur soutien enthousiaste à la reconnaissance.
Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a tenté de jouer les médiateurs :
« Nous respectons la souveraineté des États membres dans leurs choix diplomatiques. Toutefois, l’Union européenne continue de défendre la solution à deux États par le dialogue et la diplomatie. » Cette reconnaissance survient alors que la situation sécuritaire reste extrêmement tendue au Proche-Orient.
Depuis début septembre, plus de 200 Palestiniens et 35 Israéliens ont été tués dans des affrontements violents en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, selon un rapport des Nations unies.
À Gaza, les bombardements israéliens en représailles à des tirs de roquettes ont causé d’importants dégâts dans plusieurs camps de réfugiés, alimentant la colère et le désespoir de la population.
« Nos enfants vivent dans la peur chaque nuit. Nous avons besoin de paix, pas de guerre », témoigne Samira Al-Khatib, mère de trois enfants rencontrée dans le camp de Jabaliya.
Elle confère à la Palestine un poids diplomatique supplémentaire dans les instances internationales, notamment à l’ONU, où elle dispose déjà du statut d’État observateur depuis 2012.
« C’est une manière d’isoler progressivement Israël sur la scène internationale, tout en renforçant la légitimité du gouvernement palestinien face au Hamas », explique Dr. Karim Al-Hassan, chercheur en relations internationales à l’Université de Beyrouth.
Cette reconnaissance pourrait également avoir des conséquences économiques, en facilitant la signature d’accords bilatéraux avec l’Union européenne et en ouvrant la voie à une participation plus active de la Palestine dans des organisations multilatérales comme l’OMC.
