La médiation diplomatique entre la CEDEAO et la junte militaire nigérienne reste dans l’impasse, tandis que Niamey se rapproche de plus en plus de ses alliés du Mali et du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le 15 septembre, une délégation de la CEDEAO s’est rendue à Niamey pour tenter de relancer les discussions sur un retour à l’ordre constitutionnel, mais elle est repartie bredouille.
La junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani refuse toujours la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum et exige la levée préalable des sanctions économiques imposées depuis 2023.
Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui mène la médiation, s’est dit « profondément préoccupé » par la situation :
« Nous risquons de voir s’installer une instabilité durable dans toute la région sahélienne », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Abuja.
Pendant ce temps, le Niger renforce ses liens militaires avec le Mali et le Burkina Faso. Un exercice conjoint des trois armées a eu lieu le 14 septembre dans la région de Tillabéri, suscitant l’inquiétude des pays voisins, notamment le Bénin et le Nigeria.
