L’Italie et la Grèce font face à une arrivée massive de migrants en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient. Une crise humanitaire se profile alors que l’Union européenne peine à adopter une politique commune.
Entre le 14 et le 16 septembre, plus de 12 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes et grecques, selon Frontex, l’agence européenne de garde-frontières.
L’île de Lampedusa, en Italie, est saturée : ses infrastructures conçues pour 3 000 personnes en accueillent désormais plus de 11 000, provoquant des tensions et des risques sanitaires.
Le Premier ministre italien, Giorgia Meloni, a appelé à une solidarité européenne urgente :
« L’Italie ne peut pas gérer seule ce flux migratoire massif. L’Europe doit se mobiliser », a-t-elle déclaré lors d’une réunion d’urgence à Rome.
De son côté, la Grèce a renforcé ses contrôles aux frontières, suscitant des critiques d’ONG comme Médecins Sans Frontières, qui dénoncent des conditions de vie « inhumaines » dans les camps de réfugiés.
- La France a proposé l’envoi d’un contingent humanitaire pour soutenir l’Italie.
- L’Allemagne plaide pour un nouveau mécanisme européen de répartition des migrants.
- La Turquie réclame une aide financière pour maintenir les réfugiés syriens sur son territoire.
Chiffres clés :
- 65 % des arrivées proviennent de la Libye et de la Tunisie.
- Plus de 2 000 morts recensés en Méditerranée depuis janvier 2025 (OIM).
- 40 % des migrants sont des enfants et des femmes.
