AccueilPolitiqueRéformes électorales : tensions au Parlement autour de la nouvelle loi électorale

Réformes électorales : tensions au Parlement autour de la nouvelle loi électorale

Les débats sur la réforme électorale ont pris une tournure houleuse au Parlement ce 15 septembre, opposant majorité et opposition sur plusieurs points cruciaux, notamment la question du financement et la transparence du processus électoral.

La session parlementaire de ce lundi a été marquée par une atmosphère tendue alors que les députés examinaient la proposition de loi électorale déposée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Le texte prévoit notamment l’introduction d’un système biométrique renforcé, la limitation des mandats pour certains postes électifs, et l’obligation pour les partis politiques de publier leurs sources de financement.

L’opposition, menée par le député Martin Kanku, dénonce une loi « taillée sur mesure pour favoriser la majorité présidentielle » et menace de boycotter le vote si ses amendements ne sont pas pris en compte.

« Nous voulons des élections crédibles et inclusives. Ce texte, dans sa forme actuelle, met en péril la démocratie congolaise », a déclaré Kanku à la presse.

Du côté de la majorité, le rapporteur du groupe parlementaire, Jean-Pierre Mulumba, défend la réforme en affirmant qu’elle vise à « moderniser le système électoral et garantir la transparence des scrutins de 2026 ». Les prochaines élections générales sont prévues pour décembre 2026. La réforme électorale est donc perçue comme déterminante pour l’avenir politique du pays. La CENI a par ailleurs estimé le budget nécessaire au processus à 1,3 milliard USD, un chiffre qui alimente les polémiques