Kinshasa, 22 août 2025(ACP).- La République démocratique du Congo a été retirée de la liste des pays non éligibles aux crédits japonais, a annoncé jeudi le vice-Premier ministre de l’Economie, après les échanges avec son homologue japonais, en marge des travaux de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), rapporte un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.
«A l’issue des échanges avec son homologue japonais, le ministre de l’Economie nationale de la République démocratique du Congo n’a pas caché sa joie d’apprendre que son pays est retiré de la liste des pays non éligibles aux crédits japonais», a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Economie nationale.
Selon le document, ce retrait permet aujourd’hui que la coopération économique ne soit pas limitée à des montants modestes au titre d’aide au développement, mais que la porte s’ouvre pour que les entreprises japonaises puissent participer à des grands projets, comme le projet d’Inga et également, d’autres projets qui sont en cours d’élaboration, a martelé Daniel Mukoko, cité dans le communiqué.
Il a précisé que cette nouvelle position de la RDC constitue un signal économique fort, avant d’indiquer que les efforts ont été fournis par le pays à partir de l’effacement de la dette, mais également de l’amélioration des conditions macroéconomiques par le gouvernement congolais.
Pour le ministre Mukoko, ce retrait ouvre la voie à de nouvelles opportunités de financement et de coopération économique entre le Japon et la RDC, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, et du développement économique.
«Cette décision pourrait intégralement faciliter l’accès de la République démocratique du Congo à des capitaux japonais pour des projets de développement essentiels, stimulant ainsi la croissance économique et la réduction de la pauvreté», a-r-il ajouté.
Parlant de la coopération entre les deux pays, le ministre de tutelle a fait l’économie des entretiens qu’il a eus avec son homologue japonais en ces termes: «Nous avons essentiellement parlé de la nécessité de renforcer les échanges commerciaux et la coopération économique entre nos deux pays. Bien que le volume des échanges soit appréciable, nous regrettons le fait qu’il n’y ait pas des entreprises japonaises installées en RDC. Quelques startups se sont installées chez nous, mais nous souhaitons voir revenir les grandes entreprises. A cet effet, nous avons convenu de la nécessité d’engager des négociations pour un accord de promotion et de protection des investissements qui devraient offrir le cadre approprié pour ces entreprises japonaises dont nous souhaitons le retour en RDC».
Le Japon a déjà marqué ces empreintes en RDC à travers quelques édifices de grandes valeurs, notamment: le pont OEBK (long de 722 mètres), basé à Matadi, dans le Kongo central et boulevard Congo-Japon, ex-Poids Lourds situé au quartier Kingabwa, commune de Limete, à Kinshasa.
Publier par Agence Congolaise de Presse.
